Des étoiles plein les yeux

0* c'est nul - 1* c'est médiocre - 2* c'est passable - 3* c'est bien - 4* c'est très bien - 5* c'est parfait - 6* c'est génial - 7* c'est un chef d'oeuvre
Affichage des articles dont le libellé est Cinéma - Clint Eastwood. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cinéma - Clint Eastwood. Afficher tous les articles

samedi 26 février 2011

Clint Eastwood / Million Dollar Baby (2004)

Note: 7*
  
  Nous voici en 2004, Clint est de retour devant et derrière la caméra avec « Million Dollar baby ». Il sort d'un succès public et critique avec « Mystic River » mais sur un relatif échec avec sa dernière prestation en tant que réalisateur et acteur avec « Créance de sang ».
  Clint entreprend ici de nous raconter la rencontre entre une boxeuse talentueuse issue d'un milieu modeste qui n'a jamais percé et celle d'un vieil entraineur qui garde au fond de lui de nombreux regrets.
  Pour ce film Clint s'entoure de Morgan Freeman qu'il a déjà dirigé avec succès dans « Impitoyable » afin d’interpréter un ami homme à tout faire et ancien boxeur qu'il a entrainé et d'Hylary Swank pour jouer le rôle principale féminin à savoir la boxeuse. Ces rôle leur vaudront à chacun un oscar.
  Le film se découpe en 2 parties assez distinctes. Si la première peut être comparé de loin à un Rocky au féminin la seconde permet à Clint d'aborder de nombreux sujets où il fait merveille.
  Il est assez difficile de faire quelques reproches que ce soit au film tant tout y paraît maitriser et penser à l'avance. On sent dès le début que Clint maitrise son sujet et sait où il prend le spectateur, où il veut l'amener et comment. Et il y parvient très bien. On va rapidement passer sur les qualités de mise en scène, sobriété et magnifique photo, classicisme qui permet de se sentir proche des personnages ainsi qu'une mise en valeur des acteurs permettent de se fondre complètement dans l'histoire si bien que l'on ressort du film complètement bouleversé et qu'il faut un long moment avant de se confronter de nouveau à la réalité. Et c'est là que le film fait fort, il continue encore longtemps après sa fin dans notre tête.
  Pour parvenir à ceci Clint est parvenue à réunir 3 choses indispensables qui atteignent ici un niveau de qualité rarement vu.
-        Une histoire forte avec des personnages bien définit avec une personnalité importante bien définit.
-        Une Mise en scène sublime et parfaite qui met en valeur l'histoire et donc les personnages.
-        Une interprétation parfaite qui finit de crédibilisé les personnages, chaque acteur mettant  ce qu'il faut pour ne faire qu'un avec son personnage, tout ceci étant rendu possible grâce à l'histoire, au scénario, aux dialogues, à la mise en scène et bien entendu aussi au talent de chaque acteur.

  Avec tout ceci le spectateur ne peut que s'identifier aux personnages développés dans le film et vibrer comme eux tout le long du film.
  Si dans un premier temps on s'attache un peu plus au personnage d'Hylary Swank, plus le film avance et plus celui de Clint Eastwood devient intéressant pour devenir central à la fin du film. Mais en plus d'eux, les personnages secondaire et notamment ceux de Morgan Freeman et Jay Baruchel sont passionnant à suivre et à voire évoluer.

  Avant d'être un film de boxe « Million Dollars Baby » et le film d'une rencontre entre 2 personnes que la vie n'a pas épargné. Rencontre qui va permettre de montrer au personnage de Clint Eastwood qu'il n'est jamais trop tard pour laisser tomber ses préjugées. Le film va aussi montrer que la vie nous amène à faire des choix que l'on ne voudrait jamais avoir à faire et que quelque soit celui que l’on fait on a du mal à vivre avec. Dans ces moments là,  la meilleure chose à faire est surement de suivre la morale dictée par son cœur. Car si le film à un certain fond républicain plus que démocrate assez compréhensible il est probablement le film le plus humaniste fait par Clint Eastwood jusqu'à présent. Je pense qu'on peut considérer qu'à partir de ce film Clint s'emploie au travers de ses réalisations plus qu'avant, à expliquer ses idées, son idéologie. Il le fait ici à merveille et montre bien toute la complexité des raisons qui peuvent motiver nos actes.

  Pour conclure on peut dire que « Million Dollar Baby » est un grand film fait par un grand homme avec de grands acteurs. C'est une œuvre importante dans la filmographie de Clint Eastwood, on peut la considéré comme le point de départ d'une série de films où l'être humain est placé encore plus qu'avant au centre des préoccupations du réalisateur.

Clint Eastwood / Mémoires de nos pères - Lettres d'Iwo Jima (2006)

Note: 6*

  Après le succès de «Million Dollar Baby» Clint décide de traiter un épisode fort célèbre de la seconde guerre mondiale et du conflit qui opposa les USA à l'empire Nippon, à savoir la bataille d’Iwo Jima. Cette bataille reste gravée dans les livres d'histoire et les mémoires grâce à la célèbre photo qui voit les marines américains plantés la bannière étoilée au sommet du mont Suribachi.
  Dans un premier temps Clint décide de parler de l'histoire de cette célèbre photo et des conséquences qu'eu celle-ci sur les hommes qui sont dessus. C'est donc un film de guerre bien particulier que met en chantier Clint Eastwood, et même si Steven Spielberg produit on est assez loin dès le début de «Il faut sauver le soldat Ryan» même si là aussi, on voit débarquer les marines.
  Comme souvent, Clint fait passer les hommes avant toute idéologie, on le verra par la suite. Si dans un premier temps il s'intéresse au sort des américains, Clint n'oublie pas que dans un conflit il y a des hommes dans les 2 camps, c'est pourquoi il décide assez rapidement de faire à la suite de son premier film un second qui sera centré sur les Japonais qui combattirent à Iwo Jima. Là aussi il choisit une approche singulière, Clint préférant toujours se faire conteur que cinéaste spectaculaire. Ayant retrouvé de nombreuse lettres écrit par les soldats Japonais présent à Iwo Jima à leur famille, c'est au travers de celle-ci que leur histoire est raconté.
  Voilà donc l'approche choisit par Clint Eastwood pour raconté la bataille d'Iwo Jima, 2 films, un du point de vue américain, un  du point de vue japonais et pour explorer chacun de ces deux point de vue une histoire marquante.

  Le premier de ces deux films est donc «Mémoires de nos pères», premier film mis en chantier et premier film tourné par Clint. Les décors de celui-ci serviront en grande partie au second. Le budget  estimé à environ 80 millions de dollars est assez conséquent par rapport aux budgets moyens dont sont dotés les films de Clint Eastwood mais ne permet pas non plus de faire un film de guerre spectaculaire. Même si on a le droit à une scène de débarquement assez grandiose, Steven a du le conseillé, la majorité du film est assez sobre. Son accueil timide aux USA et dans la majorité du monde s'explique probablement par la difficulté à identifier le genre du film qui est assez particulier. Film de guerre sans vraiment en être un, les gens ne savait pas trop à quoi s'attendre en allant le voire. Le film raconte l'histoire des marines qui ont planté le drapeau américain sur l'île d'Iwo Jima depuis leur débarquement sur l'île jusqu'à la fin de leurs jours. Le film explique aussi pourquoi cette photo à fait le tour du monde et a été importante pour les Etats-Unis afin de connaître un dénouement favorable à ce conflit. 
  Qu'en est-il des qualités cinématographiques du film. Avec tout ce qu'on vient de voire il est claire que l'on ne peut pas reprocher à Clint un manque d'originalité dans son approche. En plus d'avoir la volonté d'expliquer le pourquoi du comment d'une photo célèbre, le film à un coté éducatif assez important, Clint fait un second film en se tournant complètement du coté opposé, là où au mieux dans un film de guerre classique les motivations du camp adverse ont le droit à un traitement expresse et souvent à aucun, Clint leur consacre un 2nd film entier.
  Pour ce qui est de la forme, on peut toujours faire quelques reproches. L'histoire de « Mémoire de nos pères » est parfois un peu difficile à suivre. La partie du film qui se passe aux Etats-Unis à parfois du mal à se marier avec celle qui se passe à Iwo Jima. Le jeu d'acteur n'est pas non plus transcendant même s'il reste tout à fait correct. Si ce film n'avait pas été suivit de « Lettres d'Iwo Jima » il perdrait beaucoup de ses qualité. Sinon comme d'habitude Clint fait valoir ses qualités habituelles à savoir sa sobriété et une photo magnifique.
  Car si l’approche est intéressante c’est qu’en ayant la même histoire raconté de 2 points de vue, les 2 histoires se complète et chacune s’enrichit de l’autre. Je pense qu’il faut considérer chacun des films comme étant la moitié d’un ensemble, surtout pour « Mémoires de nos pères ».

  Avec « Lettres d’Iwo Jima » Clint transforme vraiment l’essai. D’une part il n’a plus aucune pression de la part des studios son film ayant un budget très réduit de 13 millions de dollars. Le film est tourné en japonais. La liberté artistique est totale. Le film est centré sur le général Kuribayashi interprété de façon magistrale par Ken Watanabe. Tout le talent de Clint dans ce film est de montrer que les combattants japonais n’étaient pas seulement des kamikazes mais des hommes avec un passé, une famille, des souvenirs, des peurs et des angoisses. Ces hommes avaient surement une morale et un sens de l’honneur différente de celle des américains mais au final le jeune soldat japonais qui défendait l’île d’Iwo Jima n’était pas très différent du jeune marine qui a débarqué en Normandie, tout deux était envoyé en mission suicide avec pour seul but de faire honneur à leur pays en étant près à donner leur vie. Et pour les deux sous l’uniforme il y a un cœur qui bat.
  Le film permet aussi à Clint Eatwood de filmer de façon magistrale cette bataille, la photo y est plus belle que jamais, toutes les scènes sont d’une clarté rare, le récit se suit avec une facilité étonnante et ici les scènes de flash-back s’intègre à merveille dans le récit en apportant les informations nécessaire à la compréhension du film, en enrichissant les personnages et en les rendant encore plus humain. Aider d’un excellant casting, ce second dytique permet à Clint Eastwood de signer une œuvre unique, humaniste et magnifique. 

samedi 22 janvier 2011

Clint Eastwood / L'Echange (2008)

Note: 5*
  
  Continuons à remonter encore un peu la carrière de Clint pour nous arrêter en 2008 avec la sortie de l’échange. A la sortie de son dytique sur la bataille d’Iwo Jima Clint nous propose un sujet tiré d’une histoire vraie. A la fin des années 20 une mère voit son fils enlevé et quelques mois après un garçon lui est rendu comme étant son fils mais elle sait au fond d’elle que ce n’est pas le sien, en le disant à la police elle est prise pour folle et interné.


  Pour un film comme celui-ci le choix de l’actrice pour le rôle principale est primordiale, une bonne partie du film reposant sur ses épaules. Clint Eastwood choisit Angelina Jolie. Le choix peut paraître un peu surprenant pour plusieurs raisons. La première est que Clint n’a pas vraiment l’habitude de faire tournées les grandes Stars en vogue d’Holywood (Morgan Freeman ; Meryl Streep ; Tommy Lee Jones ou même Sean Penn sont connus mais ne bénéficie pas du même traitement de la part des médias qu’Angelina Jolie). Ceci ne remet pas en question ses talents d’actrices et elle a montré dans « Un Cœur invaincu »  par exemple qu’elle pouvait s’attaquer a des rôles difficiles. Mais alors qu’en est-il de sa prestation ?
  On ne peut pas faire beaucoup de reproches à l’interprétation de Mrs Pitt. L’histoire est claire et linéaire, on ne la sent pas perdu et elle réussit à faire passer beaucoup d’émotions sans en faire des tonnes, pour un rôle comme celui-ci c’est primordiale. Le seul bémol que l’on peut ressentir mais qui moi ne m’a pas trop touché c’est sa capacité à s’effacer derrière son personnage. Ayant sûrement de nombreuses affinités avec le personnage qu’elle interprète on peut voire par moment plus Angelina Jolie jouant Christine Collins (certains disent Angelina Jolie cherchant un oscar) que celle-ci agissant directement. Dans certaines scènes cela crée une distance entre le personnage et le public alors que celui-ci a besoin de se sentir proche du personnage pour être totalement prie par le film. C’est pourquoi on peut se demander si une actrice moins connu qui aurait interprété aussi bien le rôle n’aurait pas d’avantage servit l’histoire et le film, ce rôle ne nécessitant par forcément un immense charisme contrairement à d’autres rôles qu’a pu interpréter Angelina Jolie. Sa prestation n’en reste pas moins plus que correcte.
  Pour ce qui est des autres rôles il n’y a pas grand-chose à dire, tous sont très bon et font bien le job, on notera quand même les retrouvailles entre Clint Eastwood et John Malkovich  qui interprète ici de façon très juste le révérant Gustav Briegleb.

  Pour ce qui est de la responsabilité de Clint on ne peut que faire des compliments….à 99.9%. La reconstitution de l’Amérique de la fin des années 20 et début des années 30 est parfaite, magnifique de sobriété et simplicité, comme souvent dans les films de Clint. Il faut dire que c’est une époque qu’il a presque connu, ça aide ! Mais dans un film d’époque les décors ont une importance pour permettre aux spectateurs de rentrer entièrement dans le film.
  Ensuite la réalisation est à l’image des décors, sobre et juste. Jamais de grandiloquence ou de superflu avec Clint, il ne fait que ce qui est nécessaire et cela sert son film.
  Enfin, et on ne peut pas ne pas en parler, pour ce qui est du fond de l’histoire Clint préfère esquiver le sujet. La peine de mort. Le grand républicain Américain qu’est Mr Eastwood, mais que l’on sait aussi grand humaniste préfère ici un peu esquiver le sujet. On ne se fait pourtant guère de doutes sur le fond de sa pensé, et il avait ici un exemple « facile » pour défendre ses idées. Tuer de façons atroces des enfants est un des crimes qui pourrait le plus facilement rallier à sa cause. Dans le film on ne le sent pas vraiment prendre position, que ce soit à travers ses personnages ou même dans sa mise en scène. C’est une des choses qui lui a été reproché dans le film.
  Alors même si pour ma part j’aurais aimé qu’il prenne plus position, mais dans mon sens qui n’est sûrement pas le même que le sien, je comprends tout à fait son choix. Car en effet, comme dit plus haut cela aurait été un choix facile avec un des crimes les plus abominables qui puisse être fait. En plus avec « Jugé Coupable »  Clint a aussi montré les distances qu’il pouvait prendre avec la condamnation à la peine capitale et s’il avait exposé ici clairement son avis comme étant favorable à celle-ci cela aurait surement été préjudiciable au film et cela aurait aussi donné peu de poids à son propos en ne pouvant l’exposé que de façon un peu simpliste. Vu l’avis qu’il doit avoir sur la question il a probablement fait le bon choix et il a déjà montré par le passé, comme dans « Million Dollar Baby » qu’il savait prendre des risques et se positionner sur des sujets brûlant d’actualité même s’il est caché par son personnage et qu’ensuite il peut s’en défendre.

  En conclusion « L’échange » est un très bon film où tout est parfait mais qui gagne sûrement à être vu avec l’œil de ceux qui ne connaisse pas Angelina Jolie, s’il y en a….

vendredi 15 octobre 2010

Clint Eastwood / Gran Torino (2008)

Note: 7*

  Je ne pouvais quand même pas laisser mon réalisateur préférer sur un avis mitiger trop longtemps.

  Après "Million Dollar Baby" on se demandait si Clint repasserait un jour devant la caméra, avec ce dernier il aurait fait une sortie en beauté en concluant une incroyable carrière par un très grand film. Malgré tout, pour les fans de la première heure de l'artiste, cette sortie ne les satisfaisait qu’à moitié. Car si le film est irréprochable, le rôle que tenait Clint était assez éloigné des personnages atypiques qu'il a pu camper tout au long de sa carrière. Et c'est là une des grandes forces de "Gran Torino"

  Qui est Walt Kowalski? Tout simplement un mélange de tous les personnages joués par Clint durant toute sa carrière. Mais comment est-ce possible? Rendons ici aussi grâce aux scénaristes du film car arriver à écrire un personnage digne d'une légende n'est pas chose facile.
  Walt Kawalski a le caractère de l'inspecteur Harry Callahan à la retraite, les répliques du Sergent Thomas Highway et la profondeur de Frankie Dunn. Tout au long du film il va passer en revue les différentes situations qu'on pu rencontrer ses personnages et lui donc aussi plus ou moins à cause d'eux. Clint est-il raciste? Clint est-il réactionnaire? Clint est-il républicain? La réponse qu'il a donné avec ses derniers films c'est qu'il est avant tout humaniste.
  On ne peut pas s’empêcher de penser qu'il n'y a pas un peu beaucoup de Clint dans ce personnage. Sans aller jusqu'à dire que Clint est Walt Kowalski on peut par contre penser qu'il est la réponse de Clint à la question de comment il agirait ou voudrait agir dans sa situation.

  En plus de son personnage fort, le film a pour lui aussi une histoire et des seconds rôles de qualité. Clint parvient plus que jamais à mettre en valeur ses acteurs avec une mise en scène simple et claire. Le rythme est régulier tout au long du film. Comme dans "Million Dollar Baby" une sorte de scène supplémentaire vient conclure brillamment le film.

  Après un rôle comme ça, et malgré tout le plaisir que l'on aurait de revoir Clint devant la caméra, on se dit que c'est la sortie parfaite. On pense aussi que sans un personnage de cette importance il n'aurait probablement pas reprit du service en tant qu'acteur.

  Difficile de commenter un film comme ça, le mieux c'est de le voir.

mardi 12 octobre 2010

Clint Eastwood / Invictus (2009)

Note: 4*

  Si d'habitude en vieillissant les artistes de tout genre lève un peu le pied il est clair que ce n'est pas le cas de l'ami Clint. Entre le 01/01/2000 et le 31/12/2009 il n'a réalisé pas moins de 9 films contre 8 pour la décennie précédente et 7 pour celle d'encore avant. Et ce n'est certainement pas au détriment de la qualité. 

  Comme pour les papys du rock je vous propose de remonter la carrière d'un des derniers géant du cinéma américain en remontant dans le temps au fur et à mesure des articles afin de passer en revue son œuvre.

  Comme la note le montre ce film est très loin d'être mauvais mais ce n'est pas pour autant un chef d'œuvre. Commençons par les quelques reproches que l'on peut lui faire avant de mieux s'attarder sur ses qualités.

  Clint Eastwood nous raconte ici comment Nelson Mandela a essayé grâce a la coupe du monde de Rugby 1995 organisé en Afrique du Sud, pays qu'il dirigeait, d'un peu réunifier les blancs et les noirs après plusieurs décennies d'apartheid. Le film s'attarde sur le capitaine de l'équipe de rugby (Matt Damon) et Nelson Mandela (Morgan Freeman). En connaissant un peu la façon de filmer de Clint Eastwood, notamment depuis les années 2000 j'étais assez curieux de savoir comment il allait appréhender les matchs de rugby. Premièrement il ne s'attarde pas beaucoup dessus, préférant utiliser notamment des images d'archive, et pour les scènes filmer il fait dans le minimalisme. Il essaye, et arrive parfois, à faire du suspens autrement qu'en montrant les matchs. Il est clair qu'en allant voir le film la plupart des spectateurs savent ce qui s'est passé et qui a gagner la coupe du monde, mais cela enlève un peu d'émotions notamment pour le match final. Voilà le principal reproche pour ce qui est de la forme. Pour le fond il est un peu regrettable que la fin soit trop Happy End, l'Afrique du Sud étant loin d'avoir réglé tout ses problèmes avec cette coupe du monde de rugby. Le film fait un peu dans la facilité dans le traitement des problèmes raciaux, il s’appuie sur quelques faits marquant puis choisit de suivre des personnages secondaires frisant parfois la caricature qui reçoivent un traitement manquant de profondeur. On sent que Clint Eatswood est un peu gêné avec le coté historique du film qui ne lui permet pas d'avoir assez de liberté pour donné la profondeur dramatique que le film mériterait, peut-être a-t-il cru que les faits étaient suffisamment fort pour le film, mais ce dernier est une fiction et non un documentaire et aurait du avoir un traitement plus en tant que telle, voilà ce qui l'empêche pour moi d'accéder au rang des chefs d'œuvre du Clint.

  Qui Clint Eastwood aurait pu engager à part Morgan Freeman pour jouer Nelson Mandela? On ne se pose en fait même pas la question. Le plaisir des deux est assez communicatif. La mise en scène de Clint fait merveille avec les dialogues toujours réfléchit et bien sentit de Mandela. D'une manière générale toutes les situations hors Rugby sont très justes. Quelques scènes font sourire, notamment quand Mandela se prend de passion pour son équipe nationale et se renseigne en pleine réunion avec le Japon sur le score, le résultat est assez réussit. L'interprétation est très juste, les acteurs parvenant a rendre leurs personnages assez profond avec peu de mots. 

  En conclusion on pourra dire que Clint a marqué un essai sans parvenir a le transformé. On le sent prit entre le désir de respecter l'histoire et de faire partager aux spectateur ce qu'il considère comme un grand et beau moment de l'histoire. Ceci a un peu tendance à l'enjoliver tout en lui enlevant de l'intensité dramatique. Le film reste cependant un joli témoignage sur l'histoire avec de belles séquences.